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Stent Biliaire,Stent du cholédoque distal par laparoscopie en cas d’obstruction maligne : une technique mini-invasive

Journal de Chirurgie (Journal of Surgery)
Type : Article de Recherche
Auteurs : Malik TA¹, YASSINE Mohamed¹, Adam T², El Aziz Mériem³, Xavier D³,⁴
¹ Département de Chirurgie Générale et Digestive, Hôpital Assalam, Tanger, Maroc.
DOI : https://doi.org/10.29011/2575-9760.11550
Publié le : 30 Janvier 2026


RÉSUMÉ

Contexte : L’obstruction maligne de la partie distale du canal cholédoque (CBD), le plus souvent liée à un carcinome de la tête du pancréas, nécessite souvent une décompression biliaire avant la chirurgie ou comme traitement palliatif.

Technique : Nous décrivons une approche laparoscopique transcystique qui combine la laparoscopie de stadification diagnostique avec un accès direct à l’arbre biliaire par le canal cystique, permettant le passage d’un fil-guide à travers l’obstruction et le déploiement d’un stent biliaire endoluminal sans manipulation de la papille.

Résultats : Dans notre expérience initiale, cette procédure a permis un drainage biliaire fiable tout en permettant un lavage péritonéal et, si nécessaire, des biopsies ciblées pour la stadification. Parce qu’elle évite à la fois la sphinctérotomie endoscopique et l’instrumentation du canal pancréatique, elle peut réduire le risque de pancréatite post-procédure et aider à préserver la fonction normale du sphincter.

Conclusion : Le stenting transcystique laparoscopique est une option mini-invasive réalisable pour des patients sélectionnés souffrant d’une obstruction maligne du cholédoque distal, en particulier lorsque le drainage endoscopique est indisponible ou a échoué. Elle offre également une stadification par laparoscopie.


INTRODUCTION

Le cancer du pancréas reste l’un des principaux contributeurs à la mortalité liée au cancer dans le monde. Une manifestation clinique fréquente des tumeurs impliquant la tête du pancréas ou la région périampullaire est l’ictère obstructif (jaunisse) résultant de l’occlusion du canal cholédoque. Sans traitement, cette stase biliaire peut entraîner une angiocholite aiguë, une insuffisance hépatique et une dénutrition sévère, retardant les interventions thérapeutiques essentielles.

Bien que la CPRE (endoscopie) avec pose de stent soit la référence, son efficacité est parfois limitée par des difficultés techniques ou une distorsion anatomique due à la tumeur. C’est pour répondre à ces limites que nous avons développé cette technique laparoscopique mini-invasive originale réalisée par le Dr. YASSINE Mohamed à Tanger.


TECHNIQUE MINI-INVASIVE (Étape par étape)

La procédure est réalisée sous cœlioscopie (laparoscopie), sous anesthésie générale. Le chirurgien effectue une dissection méticuleuse pour exposer le canal cystique.

Phase I : Laparoscopie de stadification
Exploration systématique de la cavité péritonéale et de la surface du foie pour détecter d’éventuelles métastases.

Schéma anatomique du foie, du pancréas et des voies biliaires - Expertise en chirurgie digestive par le Dr YASSINE Mohamed à Al Hoceima


 Figure 1 : Laparoscopie de stadification et exploration des organes digestifs.

Phase II : Décompression de la vésicule biliaire
Aspiration à l’aiguille de la vésicule biliaire pour faciliter sa manipulation.

Phase III : Accès transcystique
Dissection complète du triangle de Calot pour identifier le canal cystique. Introduction d’un fil-guide hydrophile.

Phase IV : Passage du fil-guide
Le fil-guide est avancé à travers le canal cystique pour atteindre la zone de rétrécissement maligne sous contrôle fluoroscopique (rayons X).


 Figure 2 : Passage du fil-guide laparoscopique à travers la sténose tumorale.

Phase V : Dilatation séquentielle du canal
Utilisation de cathéters pour élargir progressivement le passage.


 Figure 3 : Dilatation laparoscopique du canal cholédoque (CBD).

Phase VI : Déploiement du Stent (Ressort)
Mise en place de l’endoprothèse (stent) au-dessus du fil-guide pour ouvrir l’obstruction maligne.

Déploiement de stent biliaire par laparoscopie à Tanger - Dr YASSINE Mohamed

 Figure 4 : Déploiement du dispositif de stenting (endoprothèse).

Phase VII : Confirmation du positionnement
Réalisation d’une cholangiographie per-opératoire pour vérifier le bon écoulement de la bile vers le duodénum.

Figure 5 : Contrôle final du drainage et du positionnement du stent.

Phase VIII : Cholécystectomie finale
Ablation de la vésicule biliaire pour prévenir les complications futures.


DISCUSSION ET CONCLUSION

Cette approche transcystique offre des avantages majeurs : elle préserve l’intégrité du sphincter d’Oddi et permet de combiner le drainage avec une exploration complète de la maladie cancéreuse. Le recours aux stents métalliques auto-expansibles (SEMS) permet d’assurer un drainage efficace pour les patients en soins palliatifs.

En conclusion, cette technique maîtrisée par le Dr. YASSINE Mohamed représente une alternative sûre et efficace à la chirurgie ouverte, réduisant les risques opératoires et améliorant considérablement le confort du patient.


© 2026 Journal of Surgery | Gavin Publishers



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Journal of Case Reports and Scientific Images 2024 ; 7(2) : 25-26
E-ISSN : 2708-0064 | P-ISSN : 2708-0056
Site web : www.allcasereports.com
Reçu le : 07-05-2025 | Accepté le : 09-06-2025

La forme typique de la tuberculose digestive

Auteurs : Yassine Mohamed et Ait Laalim Said

DOI : https://www.doi.org/10.22271/27080056.2025.v7.i2a.139


RÉSUMÉ (Abstract)

Nous rapportons le cas d’une jeune fille de 23 ans qui a consulté pour des douleurs abdominales chroniques associées à une perte de poids de 10 kg, une anorexie et des sueurs nocturnes, évoluant dans un contexte d’altération de l’état général.

Les investigations cliniques et paracliniques n’ont pas permis de trancher le diagnostic (Cancer contre Maladie péritonéale). La Réunion de Concertation Multidisciplinaire (RCP) a décidé de réaliser une mini-laparotomie péri-ombilicale pour effectuer des biopsies (la laparoscopie étant impossible compte tenu des adhérences). L’examen anatomopathologique a conclu en faveur d’une tuberculose péritonéale.

Mots-clés : Tuberculose, péritoine, cancer.

INTRODUCTION

La tuberculose péritonéale représente un problème de santé publique dans les régions endémiques telles que le Maroc. L’atteinte péritonéale occupe le quatrième rang des cas de tuberculose extrapulmonaire, particulièrement en contexte africain. Compte tenu du polymorphisme clinique et biologique, les examens radiologiques ne permettent pas toujours de distinguer la carcinose péritonéale (cancer) de la tuberculose péritonéale, ce qui conduit à une exploration chirurgicale dans la majorité des cas. Malgré cela, la différenciation entre ces deux pathologies reste un défi pour les chirurgiens. Pour cette raison, nous présentons des images typiques de tuberculose péritonéale afin de lever l’ambiguïté sur cette maladie.


[FIGURE 1 – À INSÉRER ICI : PHOTO DE CHIRURGIE]
Figure 1 : Atteinte péritonéale (lésions granulomateuses typiques).

Journal de Rapports de Cas et Images Scientifiques
Lien : https://www.allcasereports.com


[FIGURE 2 – À INSÉRER ICI : PHOTO DE L’INTESTIN]
Figure 2 : Atteinte intestinale (présence de granulations tuberculeuses typiques en « grains de mil » sur la séreuse).


[FIGURE 3 – À INSÉRER ICI : PHOTO DU MÉSENTÈRE]
Figure 3 : Atteinte mésentérique (épaississement et granulations du mésentère).


CONFLIT D’INTÉRÊTS

Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts concernant cette publication.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

  1. Sheer TA, Coyle WJ. La tuberculose gastro-intestinale. Current gastroenterology reports. Août 2003 ; 5(4) : 273-278.

  2. Tahiri M, et al. Guide de prise en charge de la tuberculose de l’appareil digestif. Journal of clinical gastroenterology. Août 2023 ; 57(7) : 643-645.

  3. ABRAMS JS, HOLDEN WD. Tuberculose de l’appareil gastro-intestinal. Archives of Surgery. Août 1964 ; 89(2) : 282-293.

  4. Sharma MP, Bhatia V. Tuberculose abdominale. Indian Journal of Medical Research. Octobre 2004 ; 120 : 305-15.

  5. Ukil AC. Diagnostic précoce et traitement de la tuberculose intestinale. The Indian Medical Gazette. Octobre 1942 ; 77(10) : 613.


COMMENT CITER CET ARTICLE

(Note : J’ai corrigé ici les noms pour correspondre à votre article réel du Dr YASSINE)

Yassine Mohamed et Ait Laalim Said. La forme typique de la tuberculose digestive. Journal of Case Reports and Scientific Images. 2025 ; 7(2) : 25-26.


LICENCE CREATIVE COMMONS (CC)

Il s’agit d’une revue en libre accès (Open Access). Les articles sont distribués selon les termes de la licence internationale Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 (CC BY-NC-SA 4.0). Cette licence permet à des tiers de remixer, d’adapter et de s’appuyer sur ce travail à des fins non commerciales, à condition que le crédit approprié soit accordé et que les nouvelles créations soient publiées sous les mêmes conditions de licence.

 

 



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International Journal of Case Reports in Surgery 2024 ; 6(1) : 21-24
E-ISSN : 2708-1508 | P-ISSN : 2708-1494
Site web : www.casereportsurgery.com
Reçu le : 18-01-2024 | Accepté le : 26-02-2024

Syndrome de Wilkie,Perforation gastrique sur syndrome de l’artère mésentérique supérieure : un cas exceptionnel et un traitement en deux étapes

Auteur : Mohamed Yassine
Route de Rabat Km 17 BP 398, Gzenaya, Tanger, 90000, Maroc.


RÉSUMÉ (Abstract)

Le syndrome de l’artère mésentérique supérieure (SAMS) résulte d’une compression de la troisième portion du duodénum entre l’artère mésentérique supérieure et l’aorte. Il provoque une occlusion intestinale haute, aiguë ou chronique.

Nous rapportons le cas d’une femme marocaine de 37 ans, sans antécédents particuliers, admise pour un tableau de contracture abdominale avec sepsis. Le scanner abdominal a confirmé une perforation gastrique sur une « pince » aorto-mésentérique. Le traitement a consisté en un contrôle initial des dégâts (damage control) suivi d’une anastomose gastro-entérique après stabilisation hémodynamique.

Mots-clés : Syndrome de l’artère mésentérique supérieure, perforation gastrique, damage control.

INTRODUCTION

La gravité du SAMS réside dans son contexte extrêmement rare, entraînant parfois un retard diagnostique et thérapeutique [1], ainsi que des risques liés à la pathologie sous-jacente [2, 3]. Le syndrome de Wilkie se manifeste principalement par des vomissements. Sa physiopathologie s’explique par le rétrécissement de l’espace entre l’artère mésentérique supérieure et l’aorte, suite à une diminution de la graisse périvasculaire pour diverses causes. Si la présentation clinique est généralement chronique, une perforation gastrique immédiate reste un cas tout à fait exceptionnel. Le traitement repose sur la sonde nasogastrique, la réhydratation, la renutrition et, en cas d’échec, la chirurgie.


RAPPORT DE CAS (Case Report)

Il s’agit d’une patiente de 37 ans, sans antécédents spécifiques, ayant consulté pour une douleur abdominale aiguë associée à des vomissements incoercibles. Le tableau évoluait dans un contexte d’altération de l’état général.

Examen clinique à l’admission :

  • Patiente consciente.

  • Température corporelle : 38,5 °C.

  • Fréquence Cardiaque : 120 bpm (tachycardie).

  • Pression Artérielle : 90/60 mmHg.

  • Fréquence Respiratoire : 28 cpm (tachypnée).

  • L’examen de l’abdomen a révélé une défense généralisée (signe de péritonite).

Bilan Biologique :

  • Leucocytose à PNN (15 000).

  • Hémoglobine : 14 g/dL.

  • Bilan d’hémostase correct.

  • Insuffisance rénale fonctionnelle (Urée = 1,6 g/L, Créatinine = 36 mg/L).

  • CRP : 242 mg/L (syndrome inflammatoire sévère).

Imagerie Médicale (Scanner abdominal injecté) :
Après avis néphrologique, un scanner a été réalisé, révélant :

  • Une occlusion intestinale haute (distension œsophagienne et gastro-duodénale importante, l’estomac descendant jusqu’à la région hypogastrique et un segment D2 mesurant 53 mm).

  • Un syndrome de l’artère mésentérique supérieure (SAMS) probable.

  • Complication par une péritonite sur perforation gastrique (solution de continuité de la petite courbure, épanchement de moyenne abondance et contraste péritonéal) (Figure 1).


Figure 1 : Coupe axiale d’un scanner abdominal injecté montrant une distension gastro-duodénale massive associée à un pneumopéritoine (signe de perforation).

L’angle mesuré entre l’aorte et l’artère mésentérique supérieure (AMS) est de 18,2°, et la distance entre ces deux structures vasculaires est de seulement 3 mm (Figure 2).

(Note : Ces mesures extrêmement réduites confirment de manière indiscutable la compression du duodénum).



Figure 2 : Coupe frontale d’un scanner abdominal injecté montrant les calculs de l’angle et de la distance entre l’aorte et l’artère mésentérique supérieure (AMS), ainsi que la distension gastrique majeure.

Notre stratégie a consisté à emmener la patiente au bloc opératoire dès que son état a été stabilisé. L’exploration per-opératoire a révélé des perforations au niveau du corps gastrique (Figure 3).


[FIGURE 3 – À INSÉRER ICI : PHOTO DE CHIRURGIE]
Figure 3 : Image per-opératoire montrant la perforation sur le corps de l’estomac.

Nous avons réalisé un contrôle initial des dégâts (damage control) comprenant un lavage péritonéal, une suture des perforations et un drainage, en raison de l’instabilité hémodynamique de la patiente durant l’intervention.
Après 24 heures de réanimation, la patiente a été reprise au bloc pour une gastrectomie subtotale avec une anastomose en Oméga sur le moignon gastrique restant.

L’évolution clinique et biologique a été favorable. La patiente a pu quitter l’hôpital après 10 jours d’hospitalisation.
L’examen anatomopathologique a conclu à une gastrite interstitielle antro-fundique chronique, d’activité modérée, de caractère folliculaire, non atrophique, avec présence d’Helicobacter Pylori (HP+) et absence de signes de malignité. La patiente a été mise sous traitement par Pylera. Les contrôles par sérologie et test respiratoire ont confirmé l’éradication de l’HP.


DISCUSSION

Le syndrome de la pince mésentérique, syndrome de Wilkie, ou syndrome de l’artère mésentérique supérieure (SAMS), est une entité rare survenant préférentiellement chez les patients jeunes âgés de 17 à 39 ans, de sexe féminin [2, 3]. Sa prévalence est estimée entre 0,013 % et 0,78 % [3]. Sa physiopathologie s’explique par le rétrécissement de l’espace entre l’artère mésentérique supérieure (AMS) et l’aorte (moins de 8 mm et un angle inférieur à 20°), suite à une diminution de la graisse périvasculaire due à une malnutrition sévère, un hypercatabolisme, une chirurgie de déformation vertébrale, une traction mésentérique ou des variantes anatomiques du ligament de Treitz ou de l’origine de l’AMS [4, 5].

L’expression clinique peut prendre deux formes : chronique (92 %) et aiguë (7 %) [4], caractérisée par des vomissements, des épigastralgies et une perte de poids [3]. La forme aiguë réalise une occlusion haute sévère avec une expansion gastrique aiguë pouvant engager le pronostic vital [3]. Le diagnostic repose sur le scanner CT, qui permet une mesure précise de l’espace et de l’angle aorto-mésentérique [6].

Le traitement du SAMS est principalement médical et consiste en la pose d’une sonde nasogastrique, la mise du patient en position latérale gauche, la compensation des troubles hydro-électrolytiques et l’établissement d’une renutrition hypercalorique double (entérale et parentérale) [2-7]. Le traitement chirurgical ne doit être envisagé qu’après échec du traitement médical [1, 9]. Plusieurs techniques existent, comme l’intervention de Strong, mais l’anastomose duodéno-jéjunale ou gastro-jéjunale reste l’intervention de choix chez l’adulte [10]. Le damage control est applicable dans toute situation où l’état per-opératoire du patient menace son pronostic vital [11].


CONCLUSION

Le syndrome de l’artère mésentérique supérieure est une pathologie rare et parfois méconnue. Le test diagnostique clé est le scanner abdominal injecté. Le traitement médical est l’option de première intention. En cas d’échec, le traitement chirurgical doit être envisagé, sans négliger le principe du damage control, qui peut être un outil efficace pour gérer les patients présentant une instabilité hémodynamique sévère.


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

  • Contributions des auteurs : Tous les auteurs ont activement participé à la rédaction, à la révision du manuscrit et ont approuvé cette version finale.

  • Consentement éclairé : Un consentement éclairé écrit a été obtenu de la part de la patiente.

  • Conflit d’intérêts : Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts.


RÉFÉRENCES (1 à 7)

  1. Michael L. Lorentziadis. Wilkie’s syndrome. Medical Ann. Gastroenterol. 2011.

  2. Welsch T, et al. Recalling Superior Mesenteric Artery Syndrome. Digestive Surgery. 2007.

  3. Kalouche I, et al. Le syndrome de la pince mésentérique. Ann Chir. 1991.

  4. Hines JR, et al. Superior mesenteric artery syndrome. Am J Surg. 1984.

  5. Aubert M, et al. Syndrome de la pince mésentérique compliquant un traumatisme du pancréas. J Chir. (Paris). 1980.

  6. Raman SP, et al. Superior mesenteric artery syndrome: CT findings. Abdom Imaging. 2012.

  7. Karren Frederick Merrill. Superior Mesenteric Artery Syndrome Treatment. 2012.

  8. Shin MS, Kim JY. (2013). Durée optimale du traitement médical dans le syndrome de l’artère mésentérique supérieure chez les enfants. J Korean Med Sci, 28(8):1220-1225.
    Lien : http://emedicine.medscape.com/article/932220-treatment

  9. Loeb T, Loubert G, Morsly R, Gabillet JM, Pasteyer J. (1999). Syndrome de l’artère mésentérique supérieure. Annales Françaises d’Anesthésie et de Réanimation, 18(9):1000-1004.

  10. Kadji AM, Naouri P, Bernard P. (2006). Syndrome de la pince aorto-mésentérique : À propos d’un cas. Annales de chirurgie, 131:389-392.

  11. Emmanuel Hornez et al. (2017). La chirurgie de « damage control » : Principes, indications et variations.
    DOI : https://doi.org/10.1016/j.anrea.2017.07.004


Comment citer cet article

Mohamed Y. Perforation gastrique sur syndrome de l’artère mésentérique supérieure : un cas exceptionnel et un traitement en deux étapes. International Journal of Case Reports in Surgery. 2024 ; 6(1) : 21-24.


Licence Creative Commons (CC)

Il s’agit d’une revue en libre accès (Open Access), et les articles sont distribués selon les termes de la licence internationale Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 (CC BY-NC-SA 4.0). Cette licence permet à des tiers de remixer, d’adapter et de s’appuyer sur ce travail à des fins non commerciales, à condition que le crédit approprié soit accordé et que les nouvelles créations soient publiées sous les mêmes conditions de licence.

 



 




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International Journal of Case Reports in Surgery 2024 ; 6(1) : 25-26
E-ISSN : 2708-1508 | P-ISSN : 2708-1494
Site web : www.casereportsurgery.com
Reçu le : 24-01-2024 | Accepté le : 28-02-2024

Rupture spontanée de la rate : une cause inattendue et un traitement spécifique

Auteur : Mohamed Yassine
Route de Rabat Km 17 BP 398, Gzenaya, Tanger, 90000, Maroc.


RÉSUMÉ (Abstract)

Les ruptures non traumatiques (ou spontanées) de la rate (RNTR) sont difficiles à diagnostiquer et potentiellement mortelles. Les causes peuvent être d’origine infectieuse, tumorale ou hématologique. Le traitement classique demeure la splénectomie (ablation de la rate), mais plusieurs études récentes ont mis en évidence les bénéfices du traitement conservateur.

Nous rapportons le cas d’un jeune homme de 32 ans présentant une rupture spontanée de la rate lors d’une infection primaire par le virus d’Epstein-Barr (EBV), contrôlée avec succès par embolisation de l’artère splénique sous anesthésie locale. Cela a permis d’éviter une splénectomie d’urgence.

Mots-clés : AAST, non-traumatique, hémopéritoine, traitement non chirurgical.


INTRODUCTION

La gravité des RNTR reflète leur contexte extrêmement rare, entraînant parfois un retard diagnostique et thérapeutique [1], ainsi que des risques liés à la pathologie sous-jacente [2, 3]. Elles peuvent survenir sur une rate normale ou pathologique. Bien que le traitement consiste souvent en une splénectomie, l’avènement de la radiologie interventionnelle et les progrès de la réanimation permettent aujourd’hui de pratiquer de plus en plus la conservation splénique [4].


OBSERVATION

Il s’agit d’un homme de 32 ans, aux antécédents de sleeve gastrectomie réalisée il y a 5 ans, ayant consulté aux urgences pour une douleur abdominale diffuse d’apparition soudaine, accompagnée d’une fièvre à 38,5 °C.

À l’examen clinique :

  • Pression Artérielle Moyenne (PAM) : 58 mmHg (signe de choc).

  • Fréquence Cardiaque (Fc) : 110 bpm (tachycardie).

  • Saturation (SpO2) : 97 % à l’air ambiant.

  • Défense abdominale généralisée.

Bilan Biologique :

  • Hémoglobine (Hb) : 8,5 g/dL (anémie).

  • Globules blancs (Gb) : 7,5 G/L.

  • Protéine C-réactive (CRP) : 75 mg/L.

Imagerie Médicale :
Un scanner abdomino-pelvien (TDM) a été réalisé en urgence, révélant :

  • Un hémopéritoine sur une fracture splénique de grade III selon la classification AAST.

  • Un hématome intraparenchymateux mesurant entre 105 et 89 mm.

  • Un hématome sous-capsulaire.

  • Un hémopéritoine d’abondance modérée, sans saignement actif visible (Figure 1).


Scanner rupture spontanée de la rate Dr Yassine Tanger

Figure 1 : Scanner abdominal avec injection, coupe axiale : rupture d’un hématome sous-capsulaire splénique et hémopéritoine (Grade AAST 3).


Auteur correspondant : Mohamed Yassine
Route de Rabat Km 17 BP 398, Gzenaya, Tanger, 90000, Maroc.

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Site web : http://www.casereportsurgery.com


La conduite à tenir a consisté à réaliser une embolisation par coils de l’artère splénique dans sa partie proximale sous anesthésie locale (Figure 2), accompagnée d’une transfusion sanguine.


Embolisation artère splénique par coil chirurgie Tanger
Figure 2 : Scanner abdominal sans injection (C-) en coupe axiale : visualisation d’un coil à l’origine de l’artère splénique.


Les suites post-opératoires ont été simples. Un angioscanner de contrôle réalisé le lendemain a montré : des signes d’embolisation splénique avec un infarctus d’environ 75 % de la rate. Aucune augmentation notable de l’hématome sous-capsulaire ou de l’hémopéritoine diffus n’a été observée.

La recherche étiologique était en faveur d’une mononucléose infectieuse à virus EBV (sérologie EBV positive, confirmant une primo-infection : IgM VCA positive, IgG VCA et IgG EBNA négatives).
Le patient a quitté l’établissement hospitalier au 15ème jour sous traitement antalgique et mesures de prévention contre les infections.


DISCUSSION

La rupture spontanée de la rate est rare en dehors d’un contexte post-traumatique. Sa prévalence dans la population générale est estimée entre 0,1 % et 0,5 % [5]. Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes. L’âge moyen est de 22 ans, mais elle peut survenir à tout âge [6]. Dans environ un tiers des cas, des signes de choc sont présents lors du premier examen. Dans 9 % des cas, les patients décèdent avant d’être opérés [6].

Les causes des RNTR (Ruptures Non Traumatiques de la Rate) [7] sont dominées par les maladies infectieuses : Mononucléose Infectieuse (MNI) et paludisme (30 %), les hémopathies malignes (27 %), les tumeurs spléniques solides ou bénignes (11 %), les pathologies digestives comme la pancréatite ou l’hypertension portale (10 %), les causes rhumatologiques (4 %) et l’insuffisance rénale au stade de dialyse (3 %). Dans près de 5 % des cas, aucune cause évidente n’est identifiée.

La forme typique est aiguë et imprévisible, bien qu’il existe des formes progressives. Le diagnostic repose sur la présentation clinique et le scanner abdominal [8]. Le dogme classique de la splénectomie tend aujourd’hui à être remplacé par une approche médicale conservatrice et/ou radio-interventionnelle. Cette option est réservée à des patients sélectionnés selon des critères clinico-biologiques stricts et nécessite un suivi clinique et radiologique prolongé [9].


CONCLUSION

La rupture spontanée de la rate est une urgence médico-chirurgicale extrêmement rare pouvant engager le pronostic vital du patient. Le scanner abdominal constitue un pilier essentiel pour le diagnostic et la stratégie thérapeutique. Grâce aux progrès de la réanimation et de la radiologie interventionnelle, la splénectomie d’hémostase est désormais réservée aux cas extrêmes, permettant d’éviter une immunosuppression induite et ses répercussions sur la qualité de vie des patients.


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

  • Contributions des auteurs : Tous les auteurs ont activement participé à la rédaction, à la révision du manuscrit et ont approuvé cette version finale révisée.

  • Consentement éclairé : Un consentement éclairé écrit a été obtenu de la part du patient.

  • Conflit d’intérêts : Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts.


RÉFÉRENCES (1 à 9)

  1. Kinderknecht JJ. Mononucléose infectieuse et rate. Curr. Sports Med Rep. 2002;1:116-120.

  2. Smith EB, Custer RP. Rupture de la rate dans la mononucléose infectieuse. Blood. 1946;1:317-333.

  3. Heath Jr. CW, et al. Mononucléose infectieuse dans une population générale. Am. J Epidemiol. 1972;95:46-52.

  4. Jenni F, et al. Prise en charge non chirurgicale de la rupture splénique compliquée. Am J Emerg. Med. 2013.

  5. Abbadi SE, et al. Rupture spontanée de la rate : À propos d’un cas et revue de la littérature. Pan Afr. Med J. 2017.

  6. Bartlett R, et al. Rupture splénique dans la mononucléose infectieuse. Injury. 2016;47(3):531-538.

  7. Kianmanesh R, et al. Ruptures non traumatiques de la rate : trois nouveaux cas et revue de la littérature. Annales de Chirurgie. 2003.

  8. Brichkov I, et al. Prise en charge non opératoire de la rupture splénique spontanée. Am Surg. 2006;72:401-404.

  9. Halkic N, et al. Rupture splénique spontanée traitée par embolisation de l’artère splénique. Can J Surg. 2004;47:221-222.


Comment citer cet article

Mohamed Y. Rupture spontanée de la rate : une cause inattendue et un traitement spécifique. International Journal of Case Reports in Surgery. 2024 ; 6(1) : 25-26.

Licence Creative Commons (CC)

Il s’agit d’une revue en libre accès (Open Access), et les articles sont distribués selon les termes de la licence internationale Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 (CC BY-NC-SA 4.0). Cette licence permet à des tiers de remixer, d’adapter et de s’appuyer sur ce travail à des fins non commerciales, à condition que le crédit approprié soit accordé et que les nouvelles créations soient publiées sous les mêmes conditions de licence.




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Scholars Journal of Medical Case Reports
Titre abrégé : Sch J Med Case Rep
ISSN : 2347-9507 (Imprimé) | ISSN 2347-6559 (En ligne)
Site web du journal : https://saspublishers.com
Domaine : Chirurgie Générale

Volvulus Cæcal Aigu : Rapport de Cas et Revue de la Littérature

YASSINE Mohamed¹*, KALLOUT Ibrahim², MAZZOUR Oussama², JBILOU Aymane², AGGOURI Younes², AIT LAALIM Said²

¹ Département de Chirurgie Générale et d’Oncologie Digestive, Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI de Tanger, Maroc
² Faculté de Médecine et de Pharmacie de Tanger, Université Abdelmalek Essaadi, Tanger

DOI : https://doi.org/10.36347/sjmcr.2025.v13i06.00X
Reçu : 05.05.2025 | Accepté : 10.06.2025 | Publié : N/A

*Auteur correspondant : YASSINE Mohamed
Département de Chirurgie Générale et d’Oncologie Digestive, Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI de Tanger, Maroc


RÉSUMÉ

Rapport de cas
Le volvulus cæcal est le deuxième type de volvulus colique le plus fréquent, après le volvulus sigmoïde [1]. Il survient en raison d’une torsion ou d’une hyperflexion d’un cæcum élargi, mal fixé et hypermobile [2]. Cliniquement, il se présente sous la forme d’une occlusion intestinale aiguë, souvent accompagnée d’une strangulation. La tomodensitométrie abdominale (TDM / Scanner) fournit des informations diagnostiques cruciales [1]. La prise en charge initiale doit donner la priorité à une réanimation adéquate, avec des décisions thérapeutiques adaptées à des facteurs tels que l’âge du patient, ses antécédents médicaux, la viabilité du côlon et l’état clinique général [3]. Le traitement optimal implique une excision chirurgicale, la résection iléo-cæcale et l’hémicolectomie droite démontrant les meilleurs résultats [4]. Dans cet article, nous discutons d’un cas rare de volvulus survenant à l’âge de 64 ans, accompagné d’une revue de la littérature pour clarifier son diagnostic et sa prise en charge.

Mots-clés : Occlusion intestinale, volvulus, cæcum, hémicolectomie droite.

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INTRODUCTION

La première description du volvulus cæcal est attribuée à Rokitansky en 1837 [1]. Cette pathologie semblait rare car elle n’était responsable que de 1 % des obstructions intestinales [2]. Malgré de nombreuses publications, la symptomatologie et la prise en charge de cette affection restent controversées [2,3]. Nous rapportons ici l’observation de notre deuxième cas, traité aux urgences pour un volvulus cæcal, six ans après l’ouverture de notre département.


PRÉSENTATION DU CAS

Un homme de 64 ans originaire du Maroc, sans antécédents médicaux significatifs, a été admis aux urgences présentant des signes d’obstruction intestinale. Il présentait un syndrome occlusif caractérisé par une absence de gaz et de selles, accompagnée de vomissements. L’état général du patient est resté stable. Ces symptômes se sont développés progressivement au cours des cinq derniers jours.

Le patient était conscient et afébrile. Il présentait une tachycardie avec une fréquence cardiaque de 102 battements par minute, et une pression artérielle de 100/80 mmHg. L’oxymétrie de pouls affichait 96 % à l’air ambiant, et la fréquence respiratoire était de 25 cycles par minute. Des signes de déshydratation étaient manifestes, incluant un pli cutané et une muqueuse buccale sèche. L’examen abdominal a révélé une distension et une sensibilité à la palpation, avec un hypertympanisme. Les orifices herniaires étaient libres de toute hernie. Le toucher rectal a révélé une ampoule rectale vide.

Biologie : Globules blancs à 5000 éléments/mm3, Protéine C-réactive (CRP) à 210 mg/L, fonction rénale correcte (urée = 0,3 g/l, créatinine = 10 mg/l) et déséquilibre ionique avec hypokaliémie (potassium = 3 mmol/L).

Imagerie Médicale :
Radiographie de l’abdomen (ASP) : Position debout. Niveau hydro-aérique dans le cæcum gonflé. Anses iléales remplies de gaz latéralement au cæcum (fig 1).


Citation : YASSINE Mohamed, KALLOUT Ibrahim, MAZZOUR Oussama, JBILOU Aymane, AGGOURI Younes, AIT LAALIM Said. Volvulus Cæcal Aigu : Rapport de Cas et Revue de la Littérature. Sch J Med Case Rep, Juin 2025 ; 13(6) : N/A.


Figure 1 : Niveau hydro-aérique (NHA) volumineux reflétant la distension du cæcum.


Le scanner abdominal injecté, sur les trois coupes de la tomodensitométrie avec produit de contraste durant la phase portale, montre une obstruction colique mécanique s’étendant jusqu’à 86 mm au niveau du cæcum, en amont d’une zone de transition formant une torsion en forme de tourbillon (Signe du tourbillon / Whirlpool sign) impliquant le côlon transverse et le pédicule vasculaire mésentérique, avec des signes de souffrance intestinale caractérisés par une pneumatose de la paroi intestinale (fig 2).

 



Figure 2 : Une obstruction colique mécanique est visible, s’étendant jusqu’à 86 mm au niveau du cæcum, en amont d’une zone de transition formant une torsion en forme de tourbillon (Signe du tourbillon / Whirlpool sign) impliquant le côlon transverse et le pédicule vasculaire mésentérique, avec des signes de souffrance intestinale caractérisés par une pneumatose de la paroi intestinale.


Après l’évaluation initiale, la décision a été prise de réaliser une intervention chirurgicale sur le patient. En per-opératoire, nous avons noté un volvulus iléo-cæco-colique, avec des signes de souffrance pariétale (fig 3, 4).


[FIGURE 3 – À INSÉRER ICI : PHOTO DE CHIRURGIE]
Figure 3 : Volvulus iléo-cæco-colique. On note la présence d’un appendice en haut et au milieu.

[FIGURE 4 – À INSÉRER ICI : PHOTO DE CHIRURGIE]
Figure 4 : Démonstration de trois tours (torsions) entre l’iléon, le cæcum et le côlon ascendant avec des signes de souffrance de la paroi intestinale.


Nous avons réalisé une hémicolectomie droite avec une anastomose iléo-transverse latéro-terminale (fig 5). Les suites postopératoires immédiates et à six mois ont été sans particularité. L’examen anatomopathologique n’a révélé aucun signe de malignité.


[FIGURE 5 – À INSÉRER ICI : PHOTO DE LA PIÈCE OPÉRATOIRE]
Figure 5 : Pièce chirurgicale d’hémicolectomie droite.


DISCUSSION

Le volvulus est une pathologie dans laquelle une anse intestinale et son mésentère se tordent autour d’un point fixe à la base de référence. Cela survient lorsqu’un segment long et mobile du côlon possède une attache mésentérique étroite et fixe, ce qui permet facilement une rotation axiale [5]. Une fois tordus, les gaz et les fluides s’accumulent dans l’anse obstruée, entraînant une distension, une ischémie, une gangrène et une perforation [6]. Le volvulus peut survenir au niveau du côlon sigmoïde, du cæcum, de l’angle splénique et du côlon transverse, par ordre décroissant de fréquence [7].

Le volvulus cæcal représente 10 à 40 % des volvulus coliques [1]. Il peut être divisé en deux sous-groupes : le volvulus iléo-colique axial, qui représente 90 % des cas, et la bascule cæcale, qui représente 10 % des cas [4]. Dans le volvulus iléo-colique classique, la torsion est généralement une rotation antihoraire de façon oblique, déplaçant également l’iléon [1,4,8]. Dans la bascule cæcale, le cæcum pivote dans un plan horizontal vers le haut et l’avant, avec l’obstruction située au point de pliage [1,4].

Un prérequis indispensable à la survenue d’un volvulus cæcal est une mobilité anormale du cæcum résultant d’une fusion embryonnaire incorrecte du mésentère du cæcum et du côlon ascendant avec le péritoine pariétal postérieur dans la gouttière droite [9]. Malgré cette prédisposition anatomique, la cause et les facteurs favorisants sont multifactoriels et incluent les adhérences ainsi que les manipulations chirurgicales récentes [1,4,8,9].

COURTY a divisé le volvulus du côlon droit en trois types : cæco-colique, iléo-cæco-colique et torsion axiale. Ce dernier type semble être similaire au premier [1].

L’intensité des signes cliniques et des symptômes varie en fonction de la portion intestinale impliquée ainsi que du degré et de la durée de la torsion [8]. Douleur abdominale généralisée (90 %), distension abdominale (80 %) la constipation (60 %) et les vomissements (28 %) sont des symptômes courants [4].

Voici la traduction intégrale et fidèle de la quatrième page de votre article (page 4 du journal). Cette partie traite du diagnostic différentiel, des options chirurgicales détaillées et de la conclusion.


YASSINE Mohamed et al, Sch J Med Case Rep, Juin 2025 ; 13(6) : N/A


…la constipation (60 %) et les vomissements (28 %) sont des symptômes courants [4].

Le diagnostic repose rarement uniquement sur les signes cliniques, et la radiographie abdominale (ASP) joue un rôle essentiel. Le côlon dilaté présente un niveau hydro-aérique unique qui peut se trouver n’importe où dans l’abdomen, selon sa position initiale, le degré de distension gazeuse, le site, ainsi que le degré et la durée de la torsion. Il est typique d’observer des anses de l’intestin grêle distal sur le côté droit du côlon dilaté, tandis que le côlon distal contient peu de gaz.

D’autres signes radiologiques incluent le signe du grain de café et le signe du tourbillon (whirl sign) au scanner. Le diagnostic radiologique du volvulus cæcal peut être posé avec certitude dans 90 % des cas. Le diagnostic différentiel inclut la dilatation gastrique, le volvulus du sigmoïde, le volvulus de l’intestin grêle et l’obstruction colique avec une valve iléo-cæcale compétente [3,4].

Bien qu’il y ait eu des cas de décompression non opératoire réussie par colonoscopie, cette méthode n’est pas plébiscitée en raison d’un taux d’échec élevé [7,10,11]. Une chirurgie d’urgence est nécessaire pour la plupart des patients présentant un volvulus cæcal.

Lors de la laparotomie, la détermination de la viabilité de l’intestin est la première étape de la prise en charge. La suite du traitement dépend de l’état de l’intestin (viable ou gangrené). Un intestin non viable nécessite une excision immédiate de l’anse impliquée, ce qui peut être réalisé par une hémicolectomie droite. La détorsion simple dans ces circonstances est déconseillée, car il a été démontré qu’elle peut entraîner un choc septique irréversible [3].

La décision entre une anastomose primaire ou une iléostomie doit être basée sur l’état du patient et l’état de l’intestin au moment de la chirurgie [11,12]. La majorité des équipes préfèrent l’anastomose primaire d’un iléon terminal sain, bien que dilaté et non préparé, sur un côlon transverse viable et non dilaté [12].

Les procédures non réséctionnelles les plus couramment utilisées sont la cécopexie et la cécostomie. La cécopexie, en ancrant le côlon droit au péritoine pariétal, prévient la récidive du volvulus cæcal en éliminant l’hypermobilité préexistante [2]. La cécostomie a également été utilisée avec des résultats variables [13]. Elle implique l’insertion d’un tube de cécostomie par une petite incision dans la paroi cæcale, amenant le cæcum à la paroi abdominale antérieure et faisant sortir le tube par une petite incision cutanée. Elle présente l’avantage non seulement de fixer l’intestin, mais aussi de décompresser le segment distendu.

La colonoscopie peut être réalisée et montrer le volvulus ainsi qu’une ischémie colique pariétale plus ou moins profonde [14,15]. La détorsion endoscopique est réalisable en l’absence d’ischémie sévère, mais comporte un risque significatif de perforation [14,15].

Le traitement vise trois objectifs : lever l’obstacle par détorsion si possible, traiter les complications progressives et prévenir la récidive [16]. Cela reste controversé. L’hémicolectomie droite avec anastomose primaire est recommandée par plusieurs équipes, même en l’absence de nécrose colique, car elle élimine le risque de récidive. La cécostomie est efficace pour prévenir les rechutes mais présente un risque élevé d’infection de la paroi et de fistule digestive nécessitant une intervention de fermeture.

Les complications infectieuses sont moins fréquentes avec les cécopexies, mais les récidives y sont plus nombreuses. L’approche coelioscopique première [17] est rarement utilisée en urgence car elle provoque une distension du cæcum et des difficultés d’exposition. Elle pourrait être réalisée après détorsion et exsufflation endoscopique.

CONCLUSION

Le volvulus du cæcum est la deuxième cause de volvulus colique, après celle du côlon sigmoïde. Deux mécanismes sont décrits : la torsion (90 %) et la bascule (10 %). Le tableau clinique est celui d’une occlusion intestinale aiguë. La radiographie abdominale (ASP) permet le diagnostic dans plus de la moitié des cas en montrant un niveau hydro-aérique de l’intestin grêle et une distension cæcale avec absence d’air dans le côlon. Le scanner abdominal permet un diagnostic rapide en montrant l’image typique du signe du tourbillon et une distension cæcale majeure.

Le traitement doit être chirurgical : les réductions sous colonoscopie et les lavements hydrosolubles sont inefficaces. La chirurgie d’exérèse (résection iléo-cæcale et hémicolectomie droite) donne les meilleurs résultats immédiats et à long terme. La cécopexie doit être discutée en l’absence de nécrose et chez les patients âgés ou présentant de graves comorbidités. La cécostomie semble inadaptée au traitement de cette pathologie.

Déclaration de conflit d’intérêts : Aucun déclaré
Financement : Aucun

RÉFÉRENCES

  1. Theuer C, Cheadle WG. Volvulus of the colon. Am Surg 1991; 57:257-262.

  2. Wolfer JA, Beaton LE, Anson BJ. Volvulus of the cecum. anatomical factors in its etiology. Surg Gyn Obst 1942;882-94.

  3. Madiba TE, et al. The Management of Cecal Volvulus. DOI: 10.1007/s10350-004-6158-4.

  4. Abita T, Lachachi F, et al. Les volvulus du cæcum. Service Chirurgie Viscérale et Transplantation, CHU Dupuytren – Limoges.

  5. Consorti ET, Liu TH (2005). Diagnosis and treatment of caecal volvulus. Postgraduate medical journal, 81(962), 772-776.

  6. Avots-Avotins KV, et al. (1982). Volvulus colique chez le patient gériatrique. Surg Clin North Am, 62:249–60.

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  9. Shoop SA, et al. (1993). Cécopexie laparoscopique pour volvulus cæcal. Surg Endosc, 7:450–4.

  10. Anderson MJ Sr, et al. (1978). Le colonoscope dans le volvulus cæcal : rapport de trois cas. Dis Colon Rectum, 21:71–4.

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  12. Gupta S, et al. (1993). Volvulus cæcal aigu : rapport de 22 cas et revue de la littérature. Ital J Gastroenterol, 25:380 – 4.

  13. Benacci JC, et al. (1995). Cécostomie : indications thérapeutiques et résultats. Dis Colon Rectum, 38:530–4.

  14. Friedman JD, et al. (1989). Expérience avec le volvulus colique. Dis Colon Rectum, 32(1): 409.

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  16. Katoh T, et al. (2009). Volvulus cæcal : Rapport d’un cas et revue de la littérature japonaise. World J Gastroenterol, 15(20): 2547-2549.

  17. Shoop SA, et al. (1993). Cécopexie laparoscopique pour volvulus cæcal : rapport de cas et revue de la littérature. Surg Endosc, 7(5): 450-454.


 


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